SMR

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

21 jours plus tard

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 7 septembre 2008

Day 21

30 minutes avant d’arriver à Paris. Mon voisin de devant est inexistant : plus de place en 2d, je goûte aux charmes de la 1ère classe.
Encore quelques heures à profiter des vacances, et curieusement, j’ai hâte de retrouver la vie parisienne : plein de photos à faire, plein de films à regarder, plein de gens à voir, aussi, du retard à rattraper, toussa.
J’ai arrêté de fumer : ça fait 21 jours. (*\o/*)
Bref, je rentre serein (cui-cui), reposé, en trois mots : en pleine forme.

samedi 6 septembre 2008

Day 20 #2

Demain, 21 jours.
Trois semaines de vacances et de repos.
Trois semaines de réflexion, et de remise en question.
Trois semaines de ménage et de tri.
Et en marge de tout cela, quelques (bonnes ?) résolutions, et plus de 1500 photos.

Day 20

Je reviens de vacances plus lucide : je sais désormais que je ne sais pas.

vendredi 5 septembre 2008

Day 19

7 chemises.
3 paires de chaussures.
2 t-shirts.
1 veste.
1 pantalon.

J’avais oublié qu’ici, au mois d’août, c’est encore les soldes partout.

mardi 2 septembre 2008

Day 16

Plus j’y pense, plus je trouve ce concept de « 21 jours plus tard » intéressant. Présentement c’est un peu par la force des choses, parce que je ne peux pas poster au jour le jour, et que je ne me vois pas tout poster à la suite : ça n’aurait pas grand intérêt, mais je me dis que même pour plus tard, conserver ce décalage pourrait être amusant.
Avec les blogs, les facebooks et autres Twitters, on vit dans l’instant, dans le tout, tout de suite. Chaque bobo est transmis à la communauté de manière systématique, chaque état d’âme livré brut de décoffrage. Les coups de cœur et les coups de gueule sont immédiats, à date de péremption ultra courte, à consommer sur place et immédiatement.
Au moins, avec 21 jours de latence, on se laisse le temps de revenir sur la fièvre de l’urgence.
Une façon de tourner 7 fois sa langue dans la bouche d’internet.

dimanche 31 août 2008

Day 14

Des années que je t’écris tous les ans, ou presque, quand j’y pense. Des années que je me dis en plaisantant que tu es tout de même gonflé de m’avoir laissé là, d’être parti sans te soucier de ce que j’allais devenir, moi. Mais bon la vie est ainsi faite, tout ne se passe pas toujours comme on le voudrait. Je me suis souvent dit en plaisantant que tu me manquais, que j’aimerais bien savoir ce que ça ferait, si tu étais là.
Ces dernières années m’ont prouvé que tu me manques, la place que tu aurais du prendre me manque, et l’image que tu aurais du me donner tout autant. Je n’ai jamais pu lui parler, à Lui, jamais pu me confier, jamais pu lui demander son avis. J’ai peut-être eu tort, mais c’est comme ça, et il est trop tard désormais. Alors que je sais qu’avec Toi, cela aurait été différent, j’aurais pu t’expliquer, savoir ce que tu en pensais, je n’aurais pas été obligé d’avancer tout seul, ou presque, pas obligé d’apprendre à me casser les dents et à me relever. Pas obligé de casser les dents des autres, non plus.
Enfin sauf à la récré, mais ça, tu étais d’accord.
J’espère que malgré tout tu vas bien, je t’embrasse.

samedi 30 août 2008

Day 13

J’ai des envies de couleur. Je reste un inconditionnel du noir et blanc, j’ai toujours pensé que le gris offrait une base de travail bien plus intéressante (…), mais malgré tout, j’ai des envies de couleurs.
Envies de jaune orangé, de rouge sombre, et de bleu foncé.
Et de blanc.
On ne se refait pas.

vendredi 29 août 2008

Day 12

Il est des personnes qui ont un besoin viscéral de combler les vides, d’occuper tous les espaces potentiels d’une conversation. Laissez le silence vivre sa vie, $^ù*@!

jeudi 28 août 2008

Day 11

Avec Internet, tout va plus vite. L’information, la connerie, et la découverte de son prochain. J’ai connu un temps où les échanges étaient épistolaires, dans le plus noble sens du terme, voir téléphoniques. Un temps où il fallait plus qu’une matinée d’échange d’emails ou qu’une soirée sur msn pour faire la connaissance de son interlocuteur. Un temps où on ne trouvait pas un nouvel ami toutes les 5 fenêtres de chat.
Parce qu’au delà de la rapidité des échanges, c’est bien de cela dont il est question : cette désormais habitude de se confier au premier venu, de raconter sa vie en 15 minutes, et de devenir en quelques mots les nouveaux meilleurs amis du monde, pour les quelques semaines à venir. Parce que c’est là que ça devient risible : ces personnes auxquelles vous avez résumé votre vie en une poignée de mots, avec qui ça serait à la vie à la mort, ceux pour qui vous êtes la personne la plus formidable du monde tout entier, et au delà, sont les premiers à vous tourner le dos au premier coup de vent, alors que ceux à qui vous n’avez presque rien dit en 10 ans, ceux qui ne vous connaissent qu’à l’aune des brèves rencontres que vous vous êtes octroyées, ceux là vous sont bien plus fidèles, et vous ont bien mieux cerné, en bien, comme en mal.
Alors oui, quand ils vous remettent à votre place, ça fait mal au fondement, mais au final, ça fait du bien à l’opposé.

dimanche 24 août 2008

Day 7

Ceux qui se sont un peu penché sur le phénomène de la rencontre en ligne, et autrement que pour occuper leurs longues nuits d’hiver, ont mis le doigt sur le point bivalent du système : le supermarché.
En effet, la rencontre sur le net, c’est bien, c’est facile, c’est plein de gens que vous n’auriez jamais rencontré dans d’autres circonstances, et l’expérience est renouvelable quasiment à l’infini dans le cas où vous vous seriez fourvoyé. Et puis un jour vous rencontrez quelqu’un, ça se passe bien, un peu, au moins, et vous tombez dans le piège du « toujours plus ».
Et si en cherchant encore un peu, vous rencontriez quelqu’un de mieux ? Et si, et si, et si ?
Vous en venez à oublier pourquoi la personne que vous avez rencontré vous a plu, pourquoi vous l’avez choisie elle, et pas sa voisine, vous en venez à ne plus voir que les différences avec telle autre, dans une compétition ridicule.
Vous êtes alors incapable de simplement profiter, simplement laisser venir, vulgairement laisser sa chance au produit.

vendredi 22 août 2008

Day 5

J’ai passé plus de deux années extraordinaires à plus d’un titre, et paradoxalement, catastrophiques à plus d’un autre.
Nous, ça s’est tout de suite imposé comme une évidence, un truc passionné et flamboyant : on était sur la même longueur d’ondes, tout se passait bien, c’était fluide, facile, naturel.
Mais au jeu du qui a la plus longue, elle était plus belle, plus brillante, plus sérieuse. Plus, tout court. L’impression de n’être jamais assez, jamais au niveau, jamais ce qu’il fallait.
Nous étions bien ensemble, à n’en pas douter. Mais au final, et cette question ne s’est posée que trop tard, qu’est ce qui nous liait l’un à l’autre, réellement ?
J’ai longtemps cru que la séparation m’était imputable, que je n’avais pas su cultiver le quotidien, briser la routine, que je n’avais pas su me montrer à la hauteur de ses attentes.
Et puis j’ai fini par me rendre compte que ce qui nous avait fait tenir, ce qui faisait que tout se passait si bien, c’était la mécanique de couple. Nous étions bien ensemble parce que nous vivions ensemble. Chacun apportant à l’autre ce dont il avait besoin au quotidien, nous étions pleinement complémentaires.
Du jour où ce quotidien a disparu, la mécanique s’est grippée, Nous s’est cassé la gueule pour ne plus laisser qu’Elle et Moi.
Et Elle et Moi n’avions plus rien à faire ensemble.
Ca tient à peu de choses finalement.

Résolution #5 : Passer le permis moto.

jeudi 21 août 2008

Day 4

Je suis passé en mode macro depuis quelques jours. Au propre comme au figuré. Les rendus, les textures, les matières, passées au crible du près, voir du trop près, au tamis de l’observation attentive, pour en sortir la substantifique moelle, ou le défaut, c’est selon. Vient ensuite le long travail de tri, de recul, d’épuration.
Décider ce que l’on garde, ou pas. Ce qu’il faudra modifier la prochaine fois, ou pas.

Un conseil qui n’a rien à voir et qui ne coûte rien : lorsque l’on porte un pantalon blanc, éviter de porter un string avec une grosse vache imprimée derrière [Rêvez pas, pas d’illustration macroïde].

Résolution #4 : Refaire de la photo.

mercredi 20 août 2008

Day 3

J’ai beau avoir l’habitude des lits doubles, et plus si affinités, je ne me souviens pas avoir eu de problèmes dernièrement avec un lit simple. J’ai pourtant failli tomber plusieurs fois cette nuit. Dois-je en comprendre qu’il est temps que je découvre quelle est ma place ? Et surtout que je m’y tienne ?
Bref. Psychologie à deux sous.
J’ai enfin l’impression de me reposer. Faut dire qu’à faire des nuits de 10 heures, ça va bien finir par payer. D’ailleurs je baille déjà. Pour un peu j’irais me coucher de suite. Enfer et Damnation, je suis en train de me transformer en marmotte.

La désintoxication de la clope se passe plutôt bien, même si, étant donné la dose que je me suis enfilé ces derniers jours, je dois encore avoir dans le corps de quoi tenir quelques jours.

Résolution #3 : Reprendre les correspondances en attente.

mardi 19 août 2008

Day 2

Je suis fondamentalement un solitaire. Je n’aime pas parler pour le principe de combler un vide qui se porte très bien tout seul, et moi également. Ainsi, 8 heures de voiture sont forcément un moment privilégié pour réfléchir, dans le silence des kilomètres qui s’égrènent. Le sujet du jour concernant ma conception de l’amitié.
Ce n’est pas particulièrement un secret : je ne considère pas mes relations amicales comme des relations devant être fusionnelles. Pas de nouvelles pendant un mois ? Pas grave, qu’est ce que ça change ? Je sais qu’il est là, il sait que je suis là. Point.
Est-ce pour autant une excuse pour ne pas donner de nouvelles ? Combien de mails attendent que je prenne le temps d’écrire une réponse ? Combien d’amis, de l’autre coté du tuyau ? Comme ça, de tête, 4. Au moins.
Joli ! 4 personnes qui prennent le temps d’écrire quelques mots, qui prennent le temps de t’écrire quelques mots, et quoi ? Rien.
Ce n’est pas parce que moi je fonctionne ainsi, que les autres sont censés faire de même. Peut-être ont-ils besoin de savoir que je suis là, pas simplement d’émettre l’hypothèse qu’éventuellement, je pourrais l’être. Peut-être devrais-je prendre plus souvent l’initiative de donner des nouvelles. Ou d’en prendre, aussi, parce que je ne dois plus oublier que je suis pas tout seul.

Résolution #2 : Arrêter de me percevoir au travers du regard des autres. Je suis le mieux placé pour savoir ce que je suis, ce que je vaux., et l’inverse.

lundi 18 août 2008

Day 1

30 minutes avant d’arriver à Dijon. Mon voisin de devant pousse régulièrement des gloussements et des ricanements de singe, devant des scènes apparemment désopilantes d’un anime quelconque, et moi je suis en vacances.
Dans l’absolu, ça fait 72 heures que je le suis, mais dans ma tête, c’est assez récent. Monter dans le train, quitter Paris, semblaient des étapes indispensables.
Et il passe son temps à se sentir sous les bras, aussi.
Bref. Paris est déjà loin, je quitte peu à peu la civilisation. Internet ne sera bientôt plus qu’un souvenir, et le téléphone a les limites qu’on lui connaît, au moins financièrement parlant. Et puis un des buts avoués de ces vacances en presqu’ermite est quand même de faire le ménage, même s’il est par certains aspects déjà bien entamé, ce n’est pas en restant en contact quotidien avec les gens que l’on se vide la tête.

Résolution #1 : Arrêter de fumer.