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Par Kasparov le jeudi 21 octobre 2004, 14:58 - Essai(s) - Lien permanent
Moins d’une demi heure plus tard il était devant les locaux de l’Agence: une tour à proximité de la gare Lille Europe. Le bâtiment, austère, et anonyme cadrait parfaitement avec l’activité qui s’y déroulait. Une colonne de verre d’une dizaine d’étages, lisse, sans aspérités, propre. Exactement l’image que l’Agence voulait donner d’elle, l’invisibilité en moins. Il s’avança jusqu'à la porte vitrée, posa sa paume gauche sur la borne d’information qui se trouvait là, et la porte s’ouvrit. Il avança dans le couloir tout en se soumettant aux scanners qui oeuvraient pour déceler toute intrusion dans le bâtiment. Depuis le temps il n’y prêtait même plus attention. Il arriva devant les ascenseurs, l’un d’entre eux l’attendait, comme toujours, il s’engouffra à l’intérieur et les portes se refermèrent sur lui dans un chuintement métallique.
Il s’était assis à la première table inoccupée qu’il avait trouvé et avait branché son portable au terminal de la fondation. Il tenait entre ses mains le portefeuille. Il se rappela l’avoir rapidement ouvert en extirpant la carte d’identité. Une belle jeune femme lui sourit timidement, elle s’appelait Morgane Minnaert. Voilà qui allait lui faciliter la…
-Arthur !
Il reconnu la voix impérieuse de Thomas, son supérieur hiérarchique, qui dirigeait l’Agence de Lille.
-Oui Monsieur ? Dit-il en se retournant.
-Passe immédiatement dans mon bureau.
-Tout de suite Monsieur.
Thomas disparu de l’encadrement de la large porte.
Arthur rassembla rapidement ses affaires, prenant bien soin de remettre le portefeuille au fond de son attaché-case. Il se leva, et pris résolument le chemin du bureau de Thomas.
La pièce était austère et fonctionnelle, à l’image de l’Agence. Des murs blanc, immaculés, un bureau noir, épuré, avec un grand fauteuil en cuir dans le quel Thomas était assis, et, de l’autre coté, une chaise tapissée de velours noir. A droite du bureau, une longue étagère courrait le long du mur, mais Arthur ne s’était jamais approché assez près pour distinguer les tranches des ouvrages qu’elle renfermait. Dans le coin gauche de la pièce, une fontaine d’intérieur emplissait l’espace d’un clapotis discret et régulier.
-Je t’en prie, assied toi. Lui lança Thomas sans même le regarder.
Arthur d’exécuta et attendit la suite.
Thomas resta quelques instants plongés dans ses papiers et finit par relever la tête.
Ses yeux gris trahissaient sa nervosité : ils étaient verts la plupart du temps.
-Comment se passent tes rondes dernièrement ? Demanda-t-il en regardant Arthur droit dans les yeux.
Commentaires
ENCORE ! pi c'est bien de prendre Lille en toile de Fond !
Ben tant qu'a faire, autant parler de ce que je connais ;)