Vous reprendrez bien une moitié d'âme soeur ?
Par Kasparov le mardi 1 mars 2005, 07:41 - [...] - Lien permanent
Pour travailler pour un site de rencontre, je suis assommé par le concept d’âme sœur. « Trouvez votre âme sœur. »
Genre j’en ai qu’une.
Quand je pense que j’ai attendu d’avoir 24 ans et d’entrer dans cette boite pour découvrir que j’avais une âme sœur, et une seule, surtout. Si on me l’avait dit plus tôt, j’aurais fait attention ! Parce que si ça se trouve je l’ai déjà laissée passer. (Bon, en fait, si je dois n’en avoir qu’une, je ne crois pas l’avoir laissée passer, *ouf*.) Et puis à quoi on voit que c’est l’âme sœur ? Elle arrive avec un panneau lumineux autour du cou ? Un rayon lumineux perce la couche nuageuse et des petits anges viennent vous la montrer du doigt ? (Dans le genre discret, on a fait mieux.) Ou alors notre regard est-il alors irrésistiblement attiré (tant pis pour le torticolis) vers l’objet de notre amûr ? Y a une clause qui stipule qu’elle doit être dans notre champ de vision ? Parce que se mettre soudainement à braquer des toilettes publiques du regard parce que notre future dulcinée se soulage…
Oui, y a plus romantique.
Remarquez, dans le même registre, y a la « moitié ». « Bonjour, je te présente ma moitié » « Alors ? Ta moitié va bien ? ». Sur ce coup là je vous jete pas la pierre, je l’ai déjà fait.
Les deux.
Mais quand on prend la peine d’y réfléchir, on tombe sur un abîme de non sens.
Ainsi donc si elle est ma moitié, je suis au mieux une autre moitié. Ca nous donne donc la tête ou les jambes (je n’ose me demander ce que j’avais jusque maintenant), ou alors une jambe sur deux. (Pourquoi me suis-je donc obstiné pendant toutes ces années à acheter mes chaussures par paires ?) Mais on comprend pourquoi certains s’effondrent lorsqu’ils sont séparés de leurs moitiés.
Un peu comme un (side)-(car).
Du coup, le sempiternel 1 + 1 = 1 (qui est également une aberration, tant mathématique que relationnelle, mais ça reste mon avis personnel), donne en fait 0.5 + 0.5 = 1. Là c’est correct. Au moins mathématiquement.
Je n’ai pas la formule magique, le terme adéquat, l’alchimie non implosive. Je crois juste que l’un et l’autre sont 1, unique et entier. Que l’autre n’est pas la partie manquante d’un tout, mais la partie complémentaire.
Forcément différente donc.
Différente, donc acceptée comme telle (« Haaaan regardez l’aut’ là elle est différente ! »). Il est donc indispensable de ne pas vouloir les changer, ces différences, car, comme pour une pièce de puzzle que l’on biseauterait, la complémentarité n’existerait plus.
Commentaires
Pour ma part, je pense que 1+1=3. Logique !
Et si ils font plus d'un bébé ? :)
exactement 1+1=3
toi, elle, et votre "chacun pour soi" hein hein hein? kaspa?