Petite histoire: à 42 ans, un homme (Albert Dupontel), bien sous tous rapports, une femme, des enfants, une belle maison, un bon boulot, plein d'amis, et tout et tout, devient soudainement odieux, détestable, claque la porte de chez lui et part à la rencontre de son père en Irlande.

Difficile d'exprimer le ressenti après ce film. L'impression de n'être qu'un spectateur pendant toute la séance, on suit Dupontel dans son processus d'autodestruction, sans vraiment comprendre, on savoure les dialogues, les répliques cinglantes, les moments de calme, les paysages irlandais, mais c'est tout.
Et puis arrivent les 5 dernières minutes.
Et là c'est la claque. (Enfin pour moi ça a été une claque.)
Je n'en dirais pas plus, ça serait dommage pour l'histoire, mais Jean Becker gère au final son histoire de main de maître, avec ses non dits, utilisant l'ellipse pour éviter les passages lourds à gérer, et nous livre au final un drame, indubitablement, mais aussi une superbe histoire d'amour.